Qui est Amir Thaleb ?

 

Amir Thaleb est né en Argentine. Il fait partie de la liste des meilleurs professeurs et danseurs de danse orientale. Il est un maître reconnu au Moyen-Orient, Europe, Amérique Latine, Canada et Etats-Unis de l’Est. Il est admiré dans tous ces continents et pays où il est invité pour donner des stages et spectacles.

Lorsqu’il ouvre les portes de son Ecole, une forte vague d’élèves d’Argentine et d’ailleurs ont parcouru des kilomètres afin d’assister à ses cours. Après une longue
recherche artistique, Il parvint à obtenir dans son art toute la richesse de son propre style ce qui est très apprécié sans aucun doute!

 Il dégage une magie sensible qui attire d’une manière très particulière même les publics les plus sceptiques. Il regarde avec une grande admiration ses collègues artistes. Il est salué par le public et les critiques.

Amir récolte un succès considérable! Il a dansé dans les endroits suivants:

• Argentine, le Brésil, le Chili, l’Uruguay, le Honduras, le Mexique, le Venezuela, le Paraguay, la Colombie, Équateur, Pérou, République dominicaine, El Salvador, États-Unis (Miami, Seattle, Texas, New York, Boston, Los Angeles, Orlando, Naples, Las Vegas), Canada (Montréal, Québec, Vancouver, Edmonton, Calgary, Toronto), Hong Kong, la Chine, le Japon, Taiwan, Corée, Russie, Ukraine, Espagne, Portugal, Italie, Allemagne, Suisse, Belgique, France, Grèce, Egypte.

L’Egypte a travaillé avec lui pendant plus de 10 ans. Il a fait ses débuts en tant qu’invité d’honneur pour l’Opéra et l’Académie de l’Art en 1984. Il a participé aussi comme maître instructeur et danseur au Festival International de Danse de Randa Kamel et Raqia Hassan.

Il a reçu les prix et distinctions suivantes:

• « Michael Borowski » – décerné par l’UNESCO (1988).

• « Ugarit » et « Khalil Gibran » – accordée par la communauté arabe en Argentine (1999).

• « The best new star » – décerné par Giza US Academy Awards (2001).

• Son école internationale, Arabian Dance School, a été récompensé par le CIAS, comme la meilleure école professionnelle en Amérique du Sud.

• Déclarée « Fils prodige » par la municipalité de General Pueyrredon, Mar del Plata Natal- Sa ville, l’Argentine (2006).

• Déclarée « Distinguished Visitor » par la municipalité de Santiago del Estero, Argentine (2008).

• Décerné par le « Conseil International de la Danse » – CID UNESCO pour sa carrière (2008).

• Il a reçu le « Prix de reconnaissance» par Taiwan Belly Dance Association en reconnaissance de sa contribution de danse orientale à Taiwan (2008).

• a été nommé par le Kaohsiung Belly Dance Association en tant que consultant permanent dans le développement de la danse orientale à Taiwan (2008).

Mon expérience

 

J’ai rencontré Amir Thaleb pour la première fois en 2010 juste après ma formation avec Momo Kadous. Autant vous dire que se sont vraiment des styles opposés. Pourtant ça a été une révélation pour moi. C’est lui qui m’a donné l’envie de travailler la légèreté, la subtilité dans ma danse. Très bon pédagogue il donne enooooooormement à ses élèves. Ne parlons pas du danseur…….une magie!

 

Interview

Parlez-nous de vos origines ?

Je suis né en Argentine dans la région « Mar de plata » qui ressemble beaucoup à Beirut. Je suis le premier de trois enfants, donc j’ai deux sœurs plus jeunes que moi. A une époque elles dansaient puis se sont mariés et ont quitté la danse. Nous sommes une famille très musicale. Moi j’ai pris du côté de mon père. Ma famille paternelle est originaire de la Syrie donc à la maison nous avions une partie de notre culture qui était arabe. Et la culture de l’Argentine de l’ouest était là tout autant. Nous écoutions beaucoup la musique orientale. Ce qui a augmenté mon lien avec la musique c’est que mon père dansait dans un ballet de folklore arabe. Pour moi cela ma semblait normal et pratiquement comme un jeu d’être connecté à la musique et à la danse.

 

Parlez-nous de vos débuts ?

J’ai toujours dansé avec ma famille. A toutes les réunions nous dansions! J’ai donc commencé à danser sur du folklore Syrien et libanais (le dabke). Comme mon père était présenté comme une institution du monde arabe, nous avions toujours des événements culturels et des fêtes. Donc danser semblait très naturel! C’est quelque chose qui est ancré en moi. Avoir une carrière était beaucoup mois évident. Lorsque j’eus 15 ans j’ai reçu une bourse afin d’étudier à l’Opéra des colonnes. C’est à ce moment-là que j’ai perçu la danse comme un mode de vie. Bien que toutes les danses culturelles et arabes commençaient avec le ballet classique, j’allais m’immerger dans tout ce que pouvait m’apporter les danses en général. Il n’y avait pas d’écoles de danses orientales en Argentine. Lorsque j’ouvris mon école les danseuses de restaurants se lamentaient et je fus victime de la jalousie des danseuses de cabaret. Un jour on m’a appelait en m’expliquant quel était le milieu de la danse orientale et que je ne pouvais comprendre car je n’étais pas arabe! Donc je ne pouvais enseigner!!  Je me suis mis à étudier avec Naguar Jugar pour apprendre ce qui marche, ce qui peut accrocher le monde de la danse orientale. Je suis tombée dans le milieu de la danse orientale presque accidentellement, comme un jeu.

 

Parlez-nous de votre ecole ? 

Mon école en Argentine grâce à Dieu, a une reconnaissance mondiale. Certains viennent même d’Asie pour prendre des cours. En ce moment nous comptons 1500 élèves. Ce qui fait le succès de l’école c’est que nous avons une méthode bien spécifique et que nous mettons la danse au rang d’institution. J’essaye de leurs donner une formation artistique profonde, une approche plus raffiné, plus théâtrale. J’ai gagné beaucoup de respect sur ce chemin là et l’école a former les meilleurs danseuses sur-américaines. Je ne prépare pas les filles à danser dans des petits cabarets mais dans des grands théâtres. A la base le monde de la danse en Argentine est considéré comme élitiste et ne reconnais pas la danse orientale. Aujourd’hui nous pouvons dire que la danse oriental est au même titre que les ballet de l’Opera et la grande comédie national! 

 

Quelles sont les bases de votre technique ?

La chose la plus importante qu’un danseur doit faire c’est de développer sa danse sur une grande scène. Il doit travailler les combinaisons et absorber le meilleur. Nous nous soucions énormément de l’esthétique visuelle de la ligne du corps et de la technique. Mais surtout être armé pour travailler sur les grandes scènes.

 

Quelle expérience a le plus marqué ta vie?

Si lorsque j’avais 7 ans, je suis tombé  dans un précipice et une main mystérieuse m’a aidé alors qu’il n’y avait personne. C’était un gouffre très connu dans ma ville….il fallait faire attention. Mais je me trouvais seul et là une main sortie de nulle part m’a tiré. Je me suis relevée et là personne….Cette expérience m’a vraiment marqué, le fait d’être face à la mort. On m’a donné comme une seconde chance de rentrer encore plus dans la vie. C’est cette main céleste ou cette protection qui m’a donné la force lorsque j’ai du faire accepter que l’homme avait sa place dans la danse. Je suis très reconnaissant de la vie que j’ai. 

 

Quel est votre prochain projet ?

A ce stade je n’ai pas de projets spécifiques car je laisse couler la vie. Tous les jours il y a quelque chose à travailler mais je les laisse venir à moi. Si vous parlez d’un point de vue personnel, se serait de récupérer. Récupérer de l’espace dans ma vie car la danse absorbe énormément de mon temps avec tous les engagements que j’ai a travers le monde. Comme dit Julio Iglesias dans une chanson « J’ai oublié de vivre ». Alors se serait le projet de vie de ne pas vivre comme « Amir Thaleb » mais comme Amir.

 

Quel conseil aux autres danseurs ?

Je n’aime pas donner des conseils mais plutôt transmettre ma propre expérience. C’est une danse qui m’a permis d’être plus humain, de sentir mes émotions. J’essaye de voir et sentir le plus profondément possible qui je suis et ce que je peux faire dans ce monde.  Le conseil que je peux donner est d’arrêter le côté marketing.  Laissez la facilité et profitez de chaque étape du processus. Il faut y aller étapes par étapes! 

 

interview 2010

 

 

 

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