Danser en duo – Journal de la danse orientale

L’art d’être le miroir de l’autre

 


La première fois que j’ai eu l’occasion de danser en duo fut une véritable remise en question. Je me mettais tellement de pression. En effet, si je me trompe j’entraîne l’autre dans ma chute. C’est tout un art car il faut être en fusion artistique avec l’autre danseur afin d’être le plus synchronisé possible! Apprendre à danser en duo dans n’importe quel art c’est accepter une relation de confiance avec l’autre afin de pouvoir dire ce qui va (on sait tous que cela n’est pas vraiment un souci^^) ET ce qui ne va pas! La personnalité corporelle de chaque danseur doit être gommée afin de laisser place à une seule et même personne. 

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Interview Mahmoud Reda (2/3) – Journal de la danse orientale

Où as-tu trouvé ton inspiration pour tes premières chorégraphiques?

 

J’avais hâte de commencé mais une chorégraphie a besoin d’un minimum de rechercher. J’ai utilisé mes connaissances sur le folklore, car j’ai vécu dans la vieille Egypte. J’ai eu des idées et les aient concrétisé dans mon premier programme que j’ai appelé «Sketch». « Sketch » est un personnage sur lequel j’ai construit l’histoire « The syrup Vendor ».

Il n’y a pas de danse dans notre folklore appelé « le vendeur de sirop », mais j’ai utilisé le personnage, et ai fait danser les danseurs avec la melaya pour acheter du sirop auprès du personnage , et le vendeur voit Farida, la première danseuse. Il flirte avec elle et les choses se passent. C’est une danse.

Une autre danse, que j’appelle la «Flûte enchantée», est celle d’un garçon amoureux d’une fellaha [paysanne] fille du village, et le père ne l’aime pas. Il utilise la flûte et joue de la musique pour lui et l’adoucir. Il danse même avec la flûte, et le père accepte que le garçon épouse la fille.

Ces danses sont-elles toujours dans votre répertoire? Les faites-vous toujours?

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Histoire sur la danse Fellahi – Journal de la danse orientale

Étymologie et signification de « Fellahi »

 

Dans la langue, le mot « Fellahin » signifie « agriculteurs » ou « paysans ». Un homme agriculteur se dit « fellah » et un femme « fellaha » Le mot « Fellahi » est l’adjectif correspondant. C’est un générique qui est théoriquement s’applique aux agriculteurs dans beaucoup de pays, pas seulement en Egypte. C’est pourquoi cette danse est différente selon le pays où elle est effectuée. continuez à lire

L’importance des transitions – Journal de la danse orientale

 

L’importance des Transitions

 

 

Le travail des transitions est essentiel afin d’avoir une performance fluide. Ne pas être conscient de la façon dont vous vous déplacez entre deux enchaînements. Ne pas utiliser les transitions fait que votre danse paraît saccadée et décousue. Des stages sont d’ailleurs souvent organisés et entièrement consacrés aux transitions.

Parfois on dit d’une danseuse qu’elle est trop « scolaire ». C’est souvent pour dire cela : le manque de fluidité entre les combos. Donc manque de travail dans les transitions. Je n’ai pas dit que c’était facile! Souvent cela se traduit par un enchaînement sur 8 temps, puis là on sent qu’il y a un arrêt infime. Un stop général, comme si la danseuse au fur et à mesure de sa danse se disait : « ok cet enchaînement est fini, ensuite le deuxième! ». Par conséquent la transition est bâclée, et donne un aspect rigide à l’ensemble. voir la suite

Interview Mahmoud Reda (1/3) – Journal de la danse orientale

Salut les passionnés! J’ai trouvé pour vous une interview de Mr Mahmoud Reda. Elle date certes de 2003 mais je trouvais cela intéressant de vous traduire les réponses de ce grand artiste.

Lorsque vous étiez jeune garçon, rêviez-vous d’être danseur?

 

Peut-être…..Oui et non. Ce qui m’intéressait, ce qui me prenait tout mon temps au début, c’était le sport. Bien sûr je suis allé à l’école primaire, secondaire et universitaire. puis en même temps je commençais à nager. La natation était ma passion. Je pensais que jamais je arrêterais mais au bout d’un moment je me suis lassé.  Cependant j’ai fait les championnats du Caire pour le 2000 et 3000 mètres. Ensuite je me suis mis au plongeon. Ma spécialité était le plongeoir de 10 mètres. J’ai dû arrêter car je me suis blessé le dos à l’époque.

Je suis passé à la gymnastique et en même temps je commençais à m’intéresser à la danse en regardant mon frère Ali danser. Pendant la deuxième guerre mondiale nous avons eu beaucoup de soldats de différentes parties du monde au Caire ( Américains, Anglais, Grecs, Australiens). Pendant leur temps libre ils dansaient. Le style à l’époque était le swing, le rock n’roll, samba et Rhumba. Ali était très performant dans ces danses. Alors je regardais du haut de mes 15 ans.

J’admirais ce qu’il faisait mais j’étais très occupé par le sport et les études. 
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